Dans cet article
À retenir
- Distinguer les déclarations de 1924 et de 1959 de la Convention de 1989.
- Relier chaque droit à une situation, sans demander aux enfants de dévoiler leur vie privée.
- Associer la parole des enfants à une réponse concrète des adultes.
Partir d’une scène que l’on peut discuter
Imaginez un personnage qui voudrait participer à un jeu, mais dont les camarades refusent la présence parce qu’il parle une autre langue. Que se passe-t-il ? Quel est le problème ? Qui pourrait intervenir ? En parlant de cette situation fictive, les enfants peuvent proposer des mots et des solutions sans désigner quelqu’un dans le groupe.
L’adulte peut ensuite introduire un repère : les droits appartiennent à tous les enfants, sans discrimination. Ils ne constituent pas une récompense réservée à ceux qui se comportent bien. Une règle peut demander de réparer un geste blessant ; elle ne retire pas à un enfant son droit d’être protégé.
Trois dates pour éviter les raccourcis
L’histoire présentée par l’UNICEF permet de retenir trois étapes :
- 1924 : la Déclaration de Genève. La Société des Nations adopte un texte consacré aux besoins et à la protection des enfants.
- 1959 : la Déclaration des droits de l’enfant. L’Assemblée générale des Nations Unies affirme de nouveaux principes. Ce n’est donc pas le premier texte international sur ce sujet.
- 1989 : la Convention relative aux droits de l’enfant. Ce traité international engage les États qui le ratifient.
Pour une première discussion, trois cartons portant ces dates suffisent. On peut y ajouter une phrase très courte. Il n’est pas nécessaire de raconter toute l’histoire de l’enfance pour comprendre ces étapes. L’UNICEF Suisse et Liechtenstein propose aussi une présentation francophone de ces repères.
Un droit peut se voir dans plusieurs situations
La Convention publiée par l’UNICEF aborde notamment la protection contre les violences, la santé, l’éducation, l’expression, le repos et le jeu. Le droit de donner son avis implique une prise en compte de cette parole selon l’âge et la maturité ; il ne signifie pas que l’enfant décide seul de tout.
Proposez deux situations pour un même droit. Pour l’éducation, un enfant peut penser à une salle de classe, un autre à l’aide dont quelqu’un a besoin pour accéder à un apprentissage. Demandez : « Qu’est-ce qui permet au personnage d’exercer ce droit ? Qu’est-ce qui l’en empêche ? » Cette seconde question déplace la discussion vers les conditions concrètes.
Une autre activité consiste à distinguer une envie précise d’un droit. Désirer un jouet particulier ne se confond pas avec le droit au jeu. On peut toutefois écouter ce désir et la déception éventuelle sans tourner l’enfant en ridicule.
Lire les supports Max et Lili ensemble
L’affiche « Les droits des enfants » présente dix thèmes illustrés. La fiche « Mes droits d’enfant » propose des associations entre textes et images. Choisissez un seul thème, puis laissez les enfants décrire la scène avant de lire son intitulé.
Vous pouvez préparer trois colonnes sur une feuille : « Le droit », « Une situation », « Ce que les adultes peuvent faire ». Pour le jeu, la dernière colonne pourrait accueillir des propositions comme aménager un temps accessible à tous ou rendre un matériel utilisable par un camarade. Ce sont des pistes à discuter dans votre contexte, sans présenter une activité particulière comme une obligation universelle.
Garder une place pour les questions
Une affiche simplifie un texte plus vaste. Lorsqu’une question dépasse ce qu’elle explique, revenez au texte de la Convention ou à sa version destinée aux enfants, accessibles depuis la page de l’UNICEF. Les règles scolaires, les interlocuteurs et les démarches de protection se précisent ensuite dans le pays concerné.
Terminez par une question ouverte : « Quel droit aimerais-tu mieux comprendre ? » Si un enfant évoque une difficulté personnelle, proposez un échange discret avec un adulte capable de l’aider. La discussion collective ne doit pas l’obliger à raconter son histoire devant les autres.




