Dans cet article
À retenir
- Lire les questionnaires comme des situations, sans valeur diagnostique.
- Autoriser une autre réponse ou le choix de passer une question.
- Retenir une aide concrète au lieu d’un profil de personnalité.
Comprendre la nature de ces pages
Les questionnaires du fonds utilisent des symboles, des profils et des formulations amusantes. Les documents fournis ne présentent pas de protocole de validation psychologique. Ils ne permettent donc pas de mesurer une personnalité, de poser un diagnostic ou de décider qu’un enfant manque définitivement de confiance, de respect ou de persévérance.
Vous pouvez les utiliser comme un recueil de situations. Avant de les proposer, lisez l’ensemble, y compris les résultats imprimés, et choisissez les passages adaptés. Les questions sur les premiers sentiments, les violences ou l’intimité demandent une attention particulière : un enfant peut ne pas vouloir répondre.
Présentez simplement l’activité : « On va regarder ce qui pourrait arriver à un personnage et discuter de plusieurs façons de réagir. » Cette consigne donne une place à l’hésitation et à une réponse différente des choix proposés.
Choisir une scène et chercher ce qui compte
Dans la fiche sur la persévérance, un puzzle ou une recette manquée permettent de poser une question concrète : qu’est-ce qui rend le prochain essai possible ? Trier les pièces, relire une étape, demander une explication ou faire une pause sont des options à examiner.
Dans celle sur la confiance, l’idée de rejoindre une chorale peut être discutée sans juger le courage de l’enfant. Que voudrait savoir le personnage avant de commencer ? Pourrait-il assister à une répétition, venir avec quelqu’un ou choisir une première participation courte ?
L’objectif est de comprendre le lien entre une situation et une aide. Deux réponses différentes peuvent être raisonnables lorsque les besoins ou les circonstances ne sont pas les mêmes. Demandez ce qui ferait changer d’avis plutôt que de chercher immédiatement le portrait final.
Donner le droit de ne pas se raconter
Une question sur l’amitié ou les sentiments ne donne pas à l’adulte un droit d’accès aux confidences de l’enfant. Il peut commenter un personnage, passer une question ou dire qu’aucune réponse ne lui convient. Évitez les tours de table où chacun devrait révéler ses choix amoureux, ses peurs ou ses secrets.
La fiche sur les premiers sentiments peut servir à parler du respect d’une réponse différente de la sienne. Une déception ne donne pas le droit d’insister pour obtenir une attention, un contact ou une relation. Cette discussion peut rester entièrement fictive.
Ne comparez pas les résultats entre frères et sœurs ou entre élèves. Un enfant qui choisit une réponse attendue ne devient pas pour autant responsable de résoudre les difficultés de ses proches.
Examiner les comportements, pas classer les personnes
Dans les scènes de gentillesse et de respect, demandez ce que produit une action : quelqu’un est-il gêné, soutenu ou écarté ? Que pourrait-on modifier ? Une conduite peut être reprise sans résumer l’enfant à cette conduite.
La démarche d’apprentissage social et émotionnel présentée par l’EEF concerne des compétences que l’on explique et exerce dans le temps. Elle ne valide pas les profils de ces jeux éditoriaux. Nous retenons donc ici la possibilité de discuter de scènes et de préparer des mots, sans attribuer aux scores une valeur qu’ils n’ont pas démontrée.
Proposez une autre phrase quand les choix sont trop fermés : demander l’autorisation avant d’aider, reconnaître une maladresse, refuser un geste ou appeler un adulte. L’enfant peut ensuite expliquer pourquoi cette option lui paraît plus respectueuse.
Sortir du jeu lorsqu’il est question de danger
Le questionnaire « Savoir se défendre » mêle des désaccords ordinaires et des violences. Ces situations ne se traitent pas comme un concours de bonnes réponses. Un enfant qui se fige, se tait ou réagit autrement que prévu reste en droit d’être protégé.
N’invitez pas à rejouer une agression ni à prouver qu’on saurait répliquer. S’il apparaît des faits réels, poursuivez l’écoute à l’écart du groupe et cherchez l’aide appropriée. En France, les repères officiels sur le harcèlement orientent la protection dans les situations scolaires ; la fiche n’est pas un outil de dépistage.
Pour conclure une conversation ordinaire, retenez une seule possibilité : une question à poser, une première étape ou une personne à qui parler. On peut revenir sur cette idée plus tard, sans transformer le questionnaire en promesse d’agir parfaitement.









